appart en Chine

chine légendes taoisme rock chinois pop wilber royaumes mythologie empereur train olypique amour photo pédaler vélo boire alcool manger banquet famille mi-automne pop ,Wang Fei, Cui Jian, femme bateau Wuhan, Cao lao wai

29 décembre 2006

caractères chinois

Aujourd’hui les enseignes publicitaires m’apparaissent en chinois ! Je porte des lunettes, je vois clair ? Drôle de sensation. Comme une pute qui se déshabille, un pan de réel s’est dévoilé, sans sensualité, sans manières.
Ces pancartes en Chinois dont je me forçais à déconsidérer l’exotisme, dont je me glorifiais de m’apercevoir que je n’en apercevais pas l’altérité, m’apparaissent soudain, dans la perspective d’une rue, le long de l’exacte partie de mon cerveau qui leur est consacré et qui me donne une identité : helvétique et chrétien. Cette identité cristallisée dans mon esprit, aussi profonde soit-elle, ne me lance que des reflets éphémères, il m’est impossible d’arrimer cette ère factuelle. Le Suisse, le Même, ne trouve pas sa place dans mon miroir, il ne peut suivre le mouvement dans lequel je me suis inscrit.
Je suis poussé vers l’Autre par une attirance narcissique, dans ses yeux je vois la route, sans fin, que mon orgueil veut accomplir, en cela l’Autre est mon miroir, nous nous regardons comme ces chiens de faïence, serre-livres d’une encyclopédie qui nous sépare et nous rapproche en même temps.
Le Même c’est mon intellect au point mort : c’est l’Autre qui me donne un sens, qui me révèle. Le sens, comme une spirale tournée vers l’intérieur, s’évanouit en lui-même : c’est une mystique. Le sens intelligible, terrestre, s’étend comme une spirale ouverte vers l’extérieur. Ayant besoin de l’Autre, je ne peux que reconnaître que je ne le suis pas, alors qui suis-je ? Au niveau culturel, mes semblables sont les chrétiens helvétiques, pourtant c’est en Suisse que ma différence est la plus lourde à porter, car enfin, sous le même drapeau nous sommes tous différents, mais il ne faut pas le dire et ce silence m’épuise : quand le Même se définit par une allégeance à la pensée dominante, alors je suis un autre. Je me reconnais dans l’autre ; notre distinction marquée, cette franche altérité est la même et nous réunit. Nous sommes identiques par, et par delà la différence, mais qu’est-ce que cela a à voir avec la culture ?
Le Même c’est moi ?! Constation, culturel ou mystique, salutaire qui me permet d’avancer vers l’Autre la conscience claire et reconnaissante. Helvétique, chrétien et amoureux, je me projette dans l’Autre, et l’Autre devient le Même. N’allez cependant pas penser que les Chinois me considèrent comme l’un des leurs !

Devenir est-ce devenir l’Autre ? En tous les cas c’est le connaître et accaparer ses connaissances. Le devenir se fait au contact de l’autre, du différent. L’autre est la matière première pour cultiver, épanouir le Même.
L’Autre c’est de l’air frais dans mes poumons, le vent du large…
Aujourd’hui c’est n’est plus un but ni une échappatoire mais un souffle qui me pousse en avant, pour progresser, il faut bien que j’avance vers ce qui n’est pas encore moi. Comme une gravure d'Esher je me remplis en débordant.

Posté par bbristo à 13:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2006

mercredi musique Teng Ge Er

TengGeER_
Cliquer sur la photo du musicien. Il vient de Mongolie Intérieur et chante qu'il aime sa province, sa terre sa maison, sa famille. "Jia" un seul mot pour dire tout cela. Le reste de la traduction des paroles pour un peu plus tard. C'était Noël et.... je vais m'en remettre.

Dédicace pour Laetitia et Jean-Hughes. Bon anniversaire

Internet est très lent ce soir, cinq minutes pour ouvrir une page

Posté par bbristo à 20:34 - mercredi musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 décembre 2006

solstice d'hiver

des bambous sous la neige pour dire le bonheur d'avoir des jours plus longs

Posté par bbristo à 21:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2006

la chanson des 108 braves chinois

au_bord_de_l_eau

Une histoire de 108 bons brigands (voler les méchants pour donner aux pauvres) racontée dans le célèbre roman édité au 18em siècle  "Au bord de l'eau."
Cliquez sur l'image pour écouter.
La musique est de Zhao Jiping qui a entre autre écrit la bande originale du film "Sorgho Rouge" de Zhang Yi Mo avec Gong Li qui soit dit en passant est exécrable à voir dans le long métrage des deux flics à Miami. Quel benêt j'ai été d'avoir acheté ce DVD.

Cette chanson de Zhao Yi Ping a été écrite pour une série télévisée inspiré du roman sus-mentionné. Elle a été remise au goût du jour par Liu Huan qui la chante sur les plateaux TV où trente pour cent des chansons sont patriotiques.

La chanson des braves Chinois

Le grand fleuve roule vers l'Est
Au ciel les étoiles entourent la Grande Ourse
Pour la vie pour la mort un bol de vin
Pour l'eau pour le ciel un bol de vin
A l'ordre nous nous mettons en marche
Ce que tu as de trop je vais le donner
Et tout le monde en aura
Ni l'eau ni le feu nous fera reculer
Haro sur l'injustice
S'il faut sabrer, sabrons
Nous avançons sur les cinq continents

Posté par bbristo à 18:45 - mercredi musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2006

réponse sur le forum d'agoravox

Comment décrire une société, un pays, une entité de plusieurs millions, dizaine, centaines de millions de personnes ? Vais-je écouter la parole du gouvernement ? Ce que me disent les écrivains ? Ou la lire dans les œuvres abstraites des peintres ? Ecouterai-je le chômeur alcoolique, le drogué en manque ? Le vacancier au bord de la mer ? Le journaliste, les associations de pays étrangers ? Et la partie que je vois de mes propres yeux reflète elle le tout ? Comment interpréter ce que je vois ? Ces questions dominent mes observations quotidiennes et par mes études je sais que de parler d’un peuple relève d’une science, l’anthropologie. Ayant quitté l’université depuis longtemps je ne suis pas exactement en mesure ou peut-être n’ai-je pas envie d’appliquer ces froids outils qui permettent de disséquer scientifiquement un groupe d’individus, je n’en reste pas moins conscient de certains principes d’objectivité et trouve moyen de me faire une place parmi les chroniqueurs de ce pays en racontant mon quotidien. Ce qui m’émerveille, m’énerve, me blesse ou m’attire. Je pourrais écrire des textes à sensation mais je les garde pour moi et respecte l’intimité de mes concitoyens. C’est ainsi que j’évolue sur mon blog, par coup de pinceau montrant des facettes qui parfois sont contradictoires mais belle et bien propres à la Chine.
Pour l’information pure, il y a beaucoup de sites voici en particulier le lien pour celui d’un ancien journaliste à Libération. http://www.arenes.fr/cinqansenchine/

C’est un fait mon blog ne va vers aucune direction préétablie et tant pis. Je n’aurais pas dédaigné avoir LA doctrine. Du Haut ou du Bas, de Gauche ou de Droite qui m’aurait absolu de vivre sans la vérité (terrestre.)
Pour en revenir à nos amis le Chinois de France, je redirai d’abord qu’il faut se souvenir qu’il est malhonnête de parler de la vie privée et qu’ils vivent une relation intime avec leur pays. Leur éloignement ne peut qu’exacerber leur relation à la mère patrie.
Le problème des religions est malheureusement, ici comme ailleurs, lié à la politique. La façon dont le gouvernement actuel regarde les chrétiens ne diffère pas beaucoup de la manière dont il se méfie de Fa Lun Gong. Ces sociétés peuvent renverser une dynastie ! Le mouvement des Turban Jaune ne sera jamais oublié, de part et d’autre de l’institution politique. La crainte du gouvernement ce n’est pas le Christianisme ou les religions en tant que textes sacrés et intelligents. Le danger c’est qu’une doctrine (dans le sens opposé de la liberté de penser) viennent entraver la doctrine du gouvernement. La secte de Fa Lun Gong, qui lorsque l’on lit ses textes n’est rien d’autre qu’un business de marchands du temple, à vous de deviner de quel(s) temple(s) il s’agit, est un bon exemple de la capacité d’engouement des Chinois. Le Christianisme en Chine est aussi très éloigné de l’éthique de notre église, j’ai assisté à des mariages au sein de l’église de personnes divorcées et dans les campagnes des sorciers invoquent le Seigneur, Marie et les saints pour guérir du cancer, contre rémunération.
Et Tian An Men ? Etait-ce une maladie, une gangrène qu’il a fallut couper? Je ne me prononcerai pas ici. Je veux juste dire que les amis d’ici mentionnent un nombre de morts plus élevés que les organisations internationales des droits de l’homme. Tout le monde sait. Alors pourquoi faire mine de ne pas savoir ? Parce que « je ne sais pas » veut dire « cela ne vous regarde pas. » Si vraiment je ne savais pas, j’inventerais un autre mensonge pour satisfaire votre curiosité, par politesse.
Encore une fois, il faut se lever tôt pour comprendre que peut-être on ne comprendra pas la Chine. 

Posté par bbristo à 11:53 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 décembre 2006

Et la poltique nous laissa se casser la gueule en paix


孙瑞(八)
Vidéo envoyée par street_lk

Posté par bbristo à 21:56 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2006

mercredi musique trois yuan trois dans ma poche

Une chanson des années 8O qui raconte l'histoire d'un mec qui a perdu l'argent du ménage en jouant au ma-jong (dominos chinois.) L'auteur compositeur interprète est Zheng Zhi Hua

Trois francs trente en poche
Cette nuit je dois rentrer à pied
Trois francs trente en poche                                       majiang
Le reste est parti dans d’autres mains
Peut-être que Dieu l’a voulu
Peut-être je n’ai pas de veine
Pour toi j’ai voulu un avenir doré
Et j’ai tout perdu aujourd’hui
Tu dis que le perdant n’a plus de maison
Est-il possible que tu ne comprennes pas
Qu’il n’y a que les perdants qui veulent rentrer
Ceux qui ont empoché sont partis s’amuser
J’ai vraiment honte de rentrer
Comment fera-t-on les courses demain ?
Je sais que tu m’attends dans l’angoisse
Et j’essaie de me presser
Vraiment pas facile d’entrer à la maison
Je fais les 400 pas devant la porte
Soudain tu ouvres la porte
En fait t’as déjà compris
Tu dis que c’est comme ça que je vais apprendre
Que demain sera un jour meilleur
J’ai perdu au jeu mais j’ai le cœur heureux
Les hommes qui perdent de l’argent sont trop mignons

Le graphisme de l'animation (cliquez pour voir et écouter) est un peu sommaire; c'est son charme.

Posté par bbristo à 19:23 - mercredi musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2006

hoax dans de beaux drapeaux

drapeau_charung_gollar2

"...Ils eurent ensemble une idée brillante de communication visuelle, celle d'exploiter le symbole universel du drapeau. Ils choisirent d'utiliser ceux de certains États, en mettant en relation leurs couleurs avec des informations sociales ou sanitaires. Avec cette signature : « Meet the world. ». "

Posté par bbristo à 12:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2006

bleu de Chine

L'ordinateur est sur un tabouret posé sur la table j'écris debout.
Le soleil teinte d'orangé la désolation de l'hiver chatouille mes bleus je me retiens de rire afin qu'il n'ait aucune hésitation à se laisser tomber dans la nuit froide.

Posté par bbristo à 21:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 décembre 2006

mercredi musique Jay Zhou

Enfin le voilà! Celui dont on voit partout le visage de carpe inexpressif, des paquets de chips les souliers machins publicité pepsi portant les habits de la marque chose jusqu'aux plateaux de TV où il s'est insatallé avec un hip hop borborygmé tout doux mais tout doux. J'ai longtemps cru qu'il était illettré et ce n'est qu'en demandant à mes élèves s'ils savaient qui écrivait ses chansons que j'ai appris qu'il était de formation classique, violoncelle, et que ces paroles souvent personnelles valait le détour. Ceci dit il n'a pas écrit les paroles de la chanson que j'ai essayé de traduire. Dommage cela aurait été sans doute plus facile. Même les profs de l'école n'y pige que dalle.
       pepsijay
Avant cette chanson franchement rap qui me plaît bien c'était Jay pepsi en photo. Ici le Jay télé
Maintenant la chanson, paroles écrites par Fang Wen Shan

Ninja (cliquez) 

Coincé derrière l’autel aux ancêtres du grand hôtel

Pas très loin des galets noirs qui mènent aux temples
A peu près un mètre de conviction
Je mange une bonne soupe chaude
Pas très loin jardin de fleurs et rocaille
La nuit à Kyoto
Un goût de tatami appelle à la dévotion
Les lumières du temples éclairs de prière
Un ninja masqué tire des flèches dans le noir
Devant la vielle ligne de tramway le shogun réapparaît
Comme dans un vieux film muet
Les pensées du ninja
Ne se servent que de lames
Seul à la maison je regarde mes plantes
Oui oui oui je comprends

Les fleurs de cerisiers tombent et un secret plombe l’air
1,2,3,4 attaque par surprise la fumée est une alliée
1,2,3,4 le ninja n’existe pas, seule loyauté est
1,2,3,4 il faut se cacher, oublier oublier qui l’on est

                                °°°

Douceur (cliquez) de chez Jay pour Margot

Et encore cet excellent travail pour apprendre le chinois avec Jay en chanson (cliquez)

Posté par bbristo à 21:29 - mercredi musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »