25 octobre 2007
Une chanson de Wang Feng
Si tu reviens dans ce coin du ciel
T'arrêteras-tu à ma fenêtre ?
20 octobre 2007
un peintre chinois Wan Chu Xiong
d'autres peintures de Wan Chu Xiong
18 octobre 2007
Chongyang jie, la fête du double neuf
La fête du double 9, le 9e jour du 9e mois est une ancienne fête traditionnelle chinoise. Depuis la fin des années 80 elle est aussi la fête des personnes âgées.
C’est une histoire de chiffre. En chinois, 9 est un homophone du mot longévité. Un double neuf est évidemment de bonne augure pour les personnes âgées à qui on recommandera encore de boire un peu de vin de chrysanthème pour vivre cent ans de plus.
Dans la symbolique de l’Antiquité chinoise, le 9 représente le principe Yang (ressortez vos vieux Yi Jing), le soleil, la chaleur, le masculin. Un double 9 c’est l’apothéose du Yang dans la numérologie du calendrier et cela juste avant le règne du froid, l’hiver, le principe féminin : Yin.
Nous profiterons donc des derniers beaux jours de l’automne pour grimper sur une colline et boire des coupes de vin de chrysanthème, cette coutume remonte au minimum au début de notre ère.
Une légende reprise dans le Xu Qi Xie Ji", écrit par Wu Jun au 6ème siècle raconte qu’un maître taoïste avertit son disciple qu’une catastrophe imminente allait s’abattre sur le village de ce dernier et lui donna pour instruction d’ordonner à tout le village de grimper sur la colline et d’y boire du vin de chrysanthème. Quand ils en redescendirent, tout leur bétail était les tripes en l’air, massacré par les démons.
Dans son livre Fêtes et Banquets en Chine, William Chan Tat Chuen explique que la coutume de monter sur les hauteurs pourrait refléter une habitude née du besoin de protéger les dernières récoltes de l’année contre les pillards en les cachant dans un endroit éloigné des habitations.
Dans son livre Chan Tat Chuen donne aussi la recette d’une friandise apparentée à la fête. Ce sont des petits gâteaux, de la farce entre deux couches de pâte. L’on peut multiplier les étages, mais il serait bête de vouloir que ces petits sandwichs sucrés aient plus de neuf étages. Leur nom, Gao, rappelle, en chinois, le mot « hauteur. »
Ce sont les gâteaux pour ceux qui ne peuvent grimper sur les collines ce jour là, pour ceux qui y sont et cherchent quelque chose pour accompagner le vin de chrysanthème et aussi pour tous ceux qui espèrent qu’en les mangeant ils deviendront des étoiles montantes.
La fête de Chong Yang est aussi appellée la fête des chrysanthèmes, fleurs d’automne et symbole solaire. C’est ce nom que les traducteurs de La Cité Interdite, le dernier film de Zhang Yi Mo, ont choisi pour traduire la fête du double neuf que célèbrent les personnages du film. 
En 2007, la fête des chrysanthèmes solaires c'est demain, le 18 octobre
17 octobre 2007
les jours sans
oui, oui, c'est sur l'image qu'il faut cliquer
11 octobre 2007
Les Chinoises sont flambeuses
La chanson raconte le ou les paris que font les femmes lorsqu’elles donnent leur jeunesse à un homme. J’aime bien cette musique…inspirée d’une chanson du Xinjiang, le pays des musulmans de Chine et je trouve l’animation bien faite, pleine d’humour et de culture.
C’est une actrice de 27 ans, née dans le Nord-est qui en est l’interprète : Jia Song, vous pouvez la voir dans le film
« A Call For Love »
Ce film raconte l’histoire d’un homme qui n’en peut plus de manger toujours les mêmes pâtes que lui prépare sa femme. Il demande le divorce puis grâce à un téléphone portable magique (!) il rencontre 12 femmes toutes plus belles les unes que les autres. La première qu’il rencontre est interprétée par Jia Song.
Aucune de ces femmes ne lui conviendra et quand il se décidera à retourner chez sa femme, un autre homme aura déjà pris sa place devant le bol de pâtes qu'il déguste avec délice.
Fin de cette comédie assez bien faite mais qui n’a pas su s’empêcher de prêcher un peu de moral, comme la plupart de la production cinématographique nationale.
Revenons à la chanson dont voici les paroles traduites simplement.
Les femmes sont flambeuses elles parient sur qui elles vont se donner
Les femmes sont parieuses elles parient à qui elles vont donner leur printemps
De printemps il n’y en a qu’un, il faut miser sur le bon cheval
De printemps il n’y en a qu’un, il faut miser sur le bon cheval
Laquelle ressemblera à Mona Lisa tout sourire jamais de larmes
Laquelle ressemblera à l’impassible à Mona Lisa
Les femmes sont flambeuses elles perdent et attendent un nouveau cavalier
Les femmes sont toutes parieuses elles ont croqué leur destin et attendent quelqu’un
Le grand amour la prochaine fois il ne faudra pas se tromper
Quel grand amour ? Celui qui laisse les cœurs brisés ?
Laquelle ressemblera à Mona Lisa tout sourire jamais de larmes
Laquelle ressemblera à l’impassible à Mona Lisa
Le printemps il n’y en a qu’un, il faut miser sur le bon cheval
Le grand amour la prochaine fois il ne faudra pas se tromper
Assez traduit, pour enfin voir et écouter c'est ici
Pour voir la bande annonce du film, cliquez sur la photo de Petite Jia Song.
06 octobre 2007
les anniversaires de Confucius
Le 28 septembre, Taiwan, la Corée, le Vietnam et d’autres pays ont fêté l’anniversaire de Confucius. Pour les deux premiers cette commémoration est aussi le Jour des Enseignants et cette année l’état de New York s’est aussi associé à cette double fête. 
En Chine après plus de cinquante années de black out politique sur l’anniversaire du Maître, le Parti a fêté en grande pompe et pour la deuxième année consécutive son anniversaire, ses 2557 ans, dans sa ville d’origine : Qufu au Shandong.
Confucius, le retour ! Après avoir été l’épouvantail des étudiants qui ont fondé la République de Chine en 1911, Chiang Kai Chek lui redonna droit à son culte, aussi important que le culte du Ciel. Ce culte très ancien avait lieu le 27e jour du 8e mois du calendrier chinois, jour présumé de la naissance du philosophe. Quand les communistes eurent chassé Chiang Kai Chek, ce dernier emmena avec lui à Taiwan la doctrine confucianiste que les Marxistes rejetaient.
Dès lors plus de Confucius en Chine continentale, Taiwan établi sa date anniversaire le 27 septembre tandis que Honk Kong continuait et continue encore de le célébrer le 27e jour du 8e mois, c’est à dire le 7 octobre de cette année.
Avec les réformes entreprises par Deng Xiao Ping, après le décès de Mao, une certaine liberté de culte vit le jour et c’est dans ce contexte que des fidèles se retrouvèrent au temple de Confucius pour son anniversaire. Et puis, depuis 2006, son anniversaire est à nouveau au programme officiel, diffusé sur la chaîne de télévision nationale !
Combien a-t-il fallu d'abnégation ou de tours de passe-passe idéologique au Parti Communiste pour s'afficher devant un
temple où tournoient des danseurs en longues robes fuchsia ?
La question n'est pas vraiment importante, il faut surtout essayer de comprendre où en est l’intérêt, l'intérêt du Parti et donc de la Chine, cette nouvelle nation qui si elle peut être prise comme un modèle de développement économique, se doit maintenant de retrouver une identité culturelle avec des penseurs qui firent et feront plus long feu que Marx et Mao. Suivez mon regard.
Confucius va donc servir de tête de proue à ce grand mouvement du retour aux valeurs traditionnelles garantes d'un ordre social à l'intérieur puis, son image étant facilement exportable, il devient aussi la carte de visite de la Chine à l'étranger. Il y a déjà plus de 190 Instituts Confucius de par le monde pour apprendre la langue et la culture chinoise.

La dernière question est de savoir quand les Chinois accepteront d'ôter à Confucius ce qui n'est pas à Confucius. Pour la grande majorité des sinologues occidentaux, Confucius aurait bien vécu au 6e avant notre ère mais il n'aurait rien écrit lui-même. Les Analectes ou Lun yu, l'ouvrage dont il est le plus vraisemblable qu'il contienne un peu de la pensée du grand homme, auraient été écrits par des disciples après sa mort. Il n'est pas non plus l'initiateur du Confucianisme, cette doctrine qui date du début de notre ère vient du travail de lettrés au service des différentes dynasties. Le confucianisme a donc changé au gré des siècles et il n'est pas près de se rapprocher de la vie et des pensées du sage.
Deux journalistes dont je me suis servi des textes pour ce billet : Frédéric Koller et Jane Macartney
03 octobre 2007
made in China
Sur ce site web j'ai retrouvé un peu de rock pour mercredi musique. Il y a même du jazz et du rap que j'aime.
Ce site a fait allégeance aux autorités c'est à dire qu'il a signé une charte de non agression des valeurs du parti.
L'avantage pour nous c'est que les liens pourront être valables plus longtemps que s'il s'agissait d'un site libre.
L'étude des chansons qui y figurent et de celles qui n'y figurent pas amène aussi à d'intéressantes déductions.
Il est par exemple consternant d'y voir le Japon représenté comme un tas de ... enfin regardez vous-même ici et là
Made in China, pour terminer, c'est la chanson que je vous propose. Cliquez sur l'image! 
fête nationale, exécutions et farniente
C’était la fête nationale (le 1er octobre) et comme d’habitude le peuple ne s’en est pas préoccupé. Pas d’émotions particulières, de petits drapeaux, de chants patriotiques. Encore plus étonnant, pas de feux d’artifice ni même le plus petit pétard.
Le ciel est haut et l’empereur est loin, à Pékin il y a eu le défilé militaire et dans chaque ville des exécutions, la télé diffuse des films de guerre, rien de spécial ni d’intéressant pour le Chinois moyen. Pour lui, la fête nationale n’a rien de familiale ni même de patriotique ! Il n’est concerné que par les meilleurs moyens de passer ces jours fériés. Ballades en vélo, en bateau visites de monuments, pique-niques, etc.
Pourquoi ce peuple de patriotes nationalistes ne se sent pas concerné par la fête de son pays, je n’en sais trop rien. Je me risque quand même à dire que cette façon d’être montre bien la manière dont les Chinois regardent les autorités : Que l’empereur reste au loin et les vaches seront bien gardées !









