appart en Chine

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29 novembre 2006

mercredi musique Wilber Pan

Une chanson par semaine pour me donner de la marge au cas où je n’en trouverais plus, mais comme je varie les genres - j’oublie un peu la rock attitude - la manne ne devrait s’épuiser même si des liens peuvent ne plus fonctionner avec le temps.
pan
Je fais aussi les dédicaces, il n’y a qu’à demander : )
Aujourd’hui une chanson d’amour Pop-RnB, un style qui convient bien aux interprètes chinois du moment. Les fusions musicales ne sont pas toujours aussi réussies que cette guimauve rap.
Pour ce qui est de la traduction j’espère trouver des textes plus intéressants par la suite mais il fallait sacrifier au genre qui inclut des « I love you » comme autant de hellos dans le rue. .

Je ne peux m’empêcher  (cliquez pour voir et entendre)

Jour après jour besoin de ton amour
A ta guise tu dévoiles mon coeur
I love you
Je veux juste que tu me rendes heureux (se)
C’est toi mon désir de merveilles
Toujours accroché aux bouts de mes lèvre
Vraiment aimer ? Aimer ?
I love you
Cela dépasse l’imagination
Et nos sentiments trop fort
Ecoutent-ils le ciel ?
Nous en sommes qu’à mi-chemin
Voulons nous être raisonnable ?
Quand tu ne viens pas
Je pleure comme un enfant
Et cette fureur qui fait que je vis
Je suis nul sans ton amour
baby
Je ne peux m’empêcher, d’où vient ce plaisir ?
Je ne peux m’empêcher, d’où vient cette apaisement ?
Je ne peux m’empêcher, sinon je perd foi
je ne sais m’échouer ailleurs que dans tes bras
Dehors la vie est belle
Jour après jour besoin de ton amour
Mon cœur n’est que pour toi
I love you
C’est toi mon désir de merveilles
Toujours accroché aux bouts des mes lèvres
Vraiment aimer ? Aimer ?
I love you
Cela dépasse l’imagination
rap
Est-ce malgré moi ?
Est-ce que ça va trop vite ?

l’amour que tu me donnes
Nourris mon besoin de toi
Nos cœurs tapent au rythme de l’amour
J’ai besoin de toi tous les jours
Viens viens viens
i love you 
Je veux juste que tu me rendes heureux (se)

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28 novembre 2006

classe

Demain c’est jour de classe. Une école paumée au milieu des champs 600 élèves de 10 à 18 ans partageant les dortoirs le réfectoire les toilettes etc. il y a quelques externes qui rentrent le soir dans le petit village à cinq minutes de l’école.
Le chemin des Ecoliers longe des hêtraies, des champs de mais, de coton et puis la petite rivière un peu plus loin. En cette fin d’automne il s’est rallongé c’est plus gris et plus boueux. Les classes ne sont pas chauffées.
Je pousse les grilles de l’école, en Chine toutes les écoles sont cadenassées ; il faut montrer patte blanche le gardien me fait signe de la tête. Je roule jusqu’au hangar à vélo quelques élèves me disent « hello ». Ils reviennent du terrain de sport des toilettes des dortoirs, la plupart sont dans les salles de classe et font la sieste affalés sur leur table. Dans dix minutes je devrai en réveiller plus d’un.
Plus d’une année que nous nous fréquentons j’ai appris à les connaître je connais les turbulents les mous les intelligents les rebelles les timides les rêveurs etc. J’ai ajusté mes légitimes exigences de professeur à leur caractère et aptitude si bien que quand j’entre en classe, je trie ceux que je veux réveiller et ceux que je laisserai dormir.
Entrée. Certaines classes se lèvent et lancent un « good afternoon teacher » d’autre sont plus indécises quelques élèves restent debouts et je dois les inviter à s’asseoir, généralement les élèves du fond qui ne pigent que dalle même quand je leur demande de s’asseoir. Le prof blanc est entré en jeu. Je leur demande de faire le silence. Ce matin J’ai tenté d’avoir leur auto portait sur mon téléphone portable, sans grand succès, ils n’étaient qu’un ou deux à avoir le courage. Cette après-midi je m’y prends autrement je leur demande d’abord s’ils sont courageux s’ils veulent être célèbres s’ils n’ont pas peur d’avoir leur photo dans le journal et je réussis à les faire venir un par un se photographier devant le reste de la classe. Je vais essayer de recommencer l’exercice demain en attendant nous vous invitons à voir et revoir notre album.

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27 novembre 2006

images et quotidien


Part 1 - Let Mao Drift
Vidéo envoyée par LetMaoDrift

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26 novembre 2006

premiers flocons

C’était hier matin, ils m’ont tiré de ma léthargie. Envie de sortir trouver de quoi écrire. A peine dehors j’ai su que j’allais plutôt parler de l’intérieur. Trois bouts de couverture et un feu de charbon sans cheminée on se sert autour du foyer et médit de ceux qui ne sont pas là. Le chasseur sait que lorsqu’il laissera sa place c’est de lui que l’on parlera, pas grave, il sera bientôt là pour une soupe bien chaude et puis une longue sieste sous les épaisses couvertures brodées que la jeune mariée avait amené pour la première nuit. C’est dans le Sud, là où il n’y a pas de chauffage central.
Les gens du Nord rentraient dans des appartements surchauffés. Je dormais sur les couvertures. Il ne fallait pas payer le mazout et dans certains xiaoqu nous pouvions porter plainte si la température n’atteignait pas les 28 degrés !
A Puyang le chauffage était aussi gratuit mais les temps changent. Il va me coûter de garder notre monde au chaud le prix de quatre loyers. Le calcul se fait par le décompte des mètres carrés de l’appartement, 1,5 Euro par mètre carré.
La chaleur des tubes recouverts de peinture métallisée qui traverse toutes les maisons et tous les appartements mainsne sont pas l’essence du confort qui m’attend quand je rentre à la maison. Je me pose sur une toute petite chaise à côté du père, il m’offre une cigarette. Sa veste est posée sur ces épaules il me parle le dos penché en avant les paumes ouvertes face au foyer. Des enfants rentrent sortent la porte n’est pas fermée. La mère passe aussi par la porte plus souvent qu’à son tour elle vaque à ces affaires lessive tuer une poule remplir les thermos d’eau chaude surveiller les réchauds au charbon m’offrir du vin et repartir faire la cuisine plumer la poule, le petit fils s’est cassé la gueule en voulant sauter d’un arbre et courre vers elle en criant c’est bientôt le temps de préparer le déjeuner.
Le père me fait quelques mmh mmh et me demande s’il ne faudrait pas que sa fille me verse un peu de vin. Cigarette. Je ne me suis pas encore lavé le visage, à peine sorti des couettes je me suis assis devant le brasero. La maman me verse de l’eau bouillante dans une bassine en bois.
Dehors il neige et le vent est glacial la route est boueuse j’essaie d’éviter les flaques mais les déjections de la roue avant de mon vélo ont déjà ruiné le bas de mes pantalons.
Mon confort ce sera de les voir au chaud sous les couvertures je dirai oui il fait froid dehors, m’assiérai devant l’ordinateur et attendrai le pot-au-feu. Les os d’une épaule de cochon de l’eau un peu d’huile des carottes ou du navet ou des racines de lotus. L’appartement n’est pas froid, je garde même la fenêtre du balcon toujours ouverte.   Nous nous serrons autour des plats, en partageons la chaleur le haut de nos bras collé au corps. Les enfants voudraient regarder la télé mais je préfère couper le son pour entendre le bruit de leurs baguettes.

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22 novembre 2006

mercredi musique Dou Wei

Paroles et musique de Dou Wei

C'est écrit

Fatigué de chercher chercher je ne sais quel éternel
A me demander si je cherche cherche à gaspiller le temps
Peut-être tu ne veux pas veux pas connaître mon autre visage
Peut-être tu veux seulement veux seulement celui qui te sourit
Pourquoi vouloir vouloir le tourment d’une existence mélancolique
Pourquoi continuer continuer de tromper en paroles ingénieuses 
Sommes-nous voués voués d’amender le fouet des châtiments
Il faut bien voir voir que ce jour est là
Ne pas trop s’étonner de ceux qui savent s’envoler
De toutes façons c’est écrit depuis longtemps
Ne pas trop en vouloir et ne pas trop regretter
De toutes façons c’est écrit depuis longtemps

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20 novembre 2006

nos titis parisiens

china_p10
Blague à part ce site vaut le détour.

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16 novembre 2006

hello la suite

Suite au texte "hello" j'ai demandé à plusieurs chinois ayant vécu à l'étranger de me raconter leur expérience et je suis très heureux de vous montre le texte de Cheng Bo.

"Je comprends bien ce que vous dites et que vous le sentez c'est comme moi un étranger en France, heureusement j'ai pas reçu trop de mimi avec l'humiliation ou la surprise ! Je cois que d’une part  la France est un pays multiculturel et d'autre part la plupart des gens sont plus courtois ! C'est
une culture civile ; peut-être les violences vont avec les politesses aussi (je rigole )! La Chine et la France, il y a des différences concernant les habitudes, les communications, les pensées, etc. (enfin les cultures civiles.) Ce que je veux vous dire c'est que des bons hommes des voyous, des canailles existent en même temps dans n'importe quels pays et la plupart des citoyens sont bienveillants.
Il me semble que les comportements sont différents à cause des éducations et des cultures locales, ça ne jure pas s'ils sont gentils selon leurs propres démonstrations !
La Chine est un pays en développement, quelques endroits ne sont pas riches et développés, c'est a dire qu’il y a des décalages de communication et de culture entre les villes plus développées et celles où les gens ont des pensée plutôt limitées et obtuses, mais ils ont des caractères loyaux ! Je les connais bien car mes parents viennent de la campagne et je suis y allé au souvent.
PUYANG est une ville moyenne, je cois qu'il n’y a pas beaucoup d'étrangers, c'est donc normal que les gens montrent de la surprise en prenant le "hello" raide, en plus il existe la hiérarchie sociale avec des éducations différentes dans n'importe quelle ville ! Mais il ne faut pas exagérer en devenant une injure. Ca c'est dégueulasse !

Elever la qualité des gens ne se fait pas en une journée ! Ca dure beaucoup plus longtemps, je cois que les pays développés ne sont pas vraiment rapide non plus ! C'est un projet national en train, il arrive bientôt :)"
    
Cheng Bo

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15 novembre 2006

mercredi musique

Après le papa du rock, voici la maman de la pop, Teresa Teng.
Quelques mots repris de http://fr.wikipedia.org/wiki/Teresa_Teng:

"Au milieu des années 1980 sa popularité est au sommet, même dans la Republique Populaire qui entretient notamment des rapports très tendus avec tous representants de l'art, de la culture et de la politique taiwanaise. On disait, en rigolant, que le vieux Deng Xiaoping, successeur depuis 1978 de Mao Zedong à la tête de la RPC, n'aurait jamais attaqué Taïwan pour ne pas blesser les sentiments de la chanteuse, telle était l'attention que les chinois lui portaient"

ma douceur

Ton sourire miel de fleurs                                                          Teresa_Teng_ao
L’alizé printanier souffle
Les parfums de mille doux pétales
Où ai-je entraperçu
Ton sourire familier
Je suis dans le bleu
Dans les rêves
C’est dans mes rêves
Ton doux sourire
Tu… dans mes rêves c’est toi
Où ai-je entraperçu
Ton sourire familier   
Je suis dans le bleu
Dans mes rêves ***            
musique et images sous le clic

la version rock

Les yeux de Teng Li Jun





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14 novembre 2006

dentelles


Le premier jour le premier hôtel le premier sourire d’une Chinoise en Chine. An 2000 fraîchement débarqué d’une course de taxi payée en dollars j’ai trouvé facilement un hôtel dans ce nouveau pays j’y paie ma chambre et me repose jusqu’au lendemain.
Même sourire même fille comme une invitation. Non je ne lui parlerai pas je ne voudrais pas qu’elle aille des ennuis avec le parti ! Je croyais qu’elle était chasse gardée dans un pays prude, l’après-midi je prends le métro et m’écrase le nez sur une fille qui dévoile ses sous-vêtements pour une publicité.
Shanghai ! Les bars où pour quatre sous moins vingt vous dansez avec une fille folle de vous. Peu importe l’étoffe pourvu qu’il y ait des dentelles.dove
Quelles sont ces femmes qui dansent dans les boîtes de nuit et quelles sont celles qui dansent le tango sur les places publiques ? Vous n’avez pas besoin de moi pour trouver les premières, les secondes sont plus troublantes. Vera-t-on un jour leurs dentelles ? Se laisseront-elles aller à un simple soupir ? Garderont-elles toujours une main devant la bouche lorsqu’elles ne peuvent s’empêcher d’avoir envie de rire ?
Bandée ! Je n’y peux rien il n’y a pas d’autre terme pour qualifier la manière dont elles écrasaient leur poitrine sous une bande de coton avant d’enfiler le bleu des camarades, peut-être est-ce plus ancien ? Leur contrepartie n’est pas mieux lotie. Cachez moi cette pulsion que je ne saurais voir !
La Chine extra-muros est (était ?) plate. Vouloir la Chine c’est escalader ses murailles à mains nues et enfin savoir les dentelles que le soleil dessine sur sa peau.

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10 novembre 2006

fin de banquet

Le vermillon me monte jusqu’aux oreilles je tire mollement sur une cigarette boit tasse de thé sur tasse de thé. Quand finira le banquet ? Viendra-t-il de nouveaux convives ? Combien d’alcool supporte le chauffeur ? Où irons-nous après le banquet ? Personne ne sait. Sûr les deux hommes d’affaire auront un avis prépondérant mais rien ne se dessine pour le moment. fuwu
La tempête d’alcool s’est apaisée, on grignote, deux verres quatre verres se lèvent sporadiquement. Calme plat. Le banquet peut subitement se terminer sur un seul mot et tout le monde se lève. Patron Wang demande s’il ne faut pas recommander quelques plats. Non non non répond la tablée.
La plupart d’entre nous a  laissé tombé la veste. Le visage rouge nous nous affalons difficilement sur nos sièges. Sur la table une antilope à moitié éventrée.
Chacun dans sa tête pense à sa famille, ses petits problèmes personnels ; la tête lourde nous faisons tous bonne figure et l’atmosphère s’alourdit aussi alors Patron Wang annonce la délivrance proche. « Que va-t-on manger comme plat principal ? Riz ? Nouilles ? Jiaozi ? » Nous saluons son initiative et ce sera des nouilles pour tout le monde, spécialité de la maison. Un mot à la jolie serveuse, tiens j’avais oublié qu’elle était là debout dans son coin. Elle sort porter la commande. Les verres se remplissent se relèvent se vident une dernière fois le visage du chauffeur est aussi rouge la moitié d’entre nous ne se voit plus les mains. Ne pas sombrer ne pas sombrer. Dernier verre. Le plat de résistance signifie aussi la fin d’absorption d’alcool dépassant les quarante degrés. C’est descendu, cigarette. 
La belle nous amène un grand plat de grès et sert un petit bol de nouilles à chacun. Leur goût s’emmêle dans nos voix pâteuses. Patron Wang lui a gardé le teint frais, rose bébé potelé. Tous espère rentrer se reposer sauf un pique-assiette qui n’aura pas fait le déplacement pour rien : Patron Wang annonce qu’il a réservé une chambre dans le meilleur karaoké de la ville.

Posté par bbristo à 17:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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